Le vocabulaire : l’atout indispensable pour votre enfant !

2 décembre 2021

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Pour un enfant, apprendre à parler nécessite des acquis dans différents domaines : l’articulation, la syntaxe (organisation des mots dans les phrases) et le vocabulaire. Ce dernier est un atout majeur pour la réussite future de votre enfant.

Réussite scolaire ? Oui mais pas uniquement ! Epanouissement personnel, compréhension, mémorisation, relations avec les autres, réussite professionnelle…

Dans les années 90, Alain Lieury, professeur et chercheur en psychologie cognitive, a étudié avec son équipe l’acquisition du vocabulaire chez les enfants et son impact sur la réussite scolaire.

Selon lui, “Il y a plus de corrélation entre le niveau de vocabulaire et la réussite scolaire qu’entre la réussite scolaire et le quotient intellectuel”. Il ajoute même : “Le vocabulaire est l’un des meilleurs prédicteurs de la réussite scolaire” (Lieury, 1991 ; Anderson & Freebody, 1979 ; Déro & Fenouillet, 2014).

A l’inverse, le manque de vocabulaire a des conséquences néfastes sur différents aspects de la vie des individus. Difficultés scolaires, professionnelles, mais également psychologiques.

Le linguiste Alain Bentolila explique dans cet article que le manque de vocabulaire peut également conduire à des actes de violence.

Maintenant que nous savons cela, comment faire en sorte que votre enfant soit un champion en vocabulaire ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

 

Le développement du vocabulaire chez l’enfant

Généralement, l’enfant commence à parler vers 12 mois. Entre 12 et 24 mois, l’enfant associe deux mots pour faire ses premières phrases. A 2 ans, l’enfant comprend environ 300 mots. C’est le début de la fameuse “explosion du langage”.

Ensuite, entre 2 et 6 ans, l’enfant va apprendre environ 2500 mots, soit 2 nouveaux mots par jour en moyenne.

A l’entrée au CP (1ère primaire), un enfant connaît environ 2000 mots. Les enfants auxquels on a lu beaucoup d’histoires en connaissent 3000 et les enfants qui ont été peu stimulés sur le plan du langage n’en connaissent que 500…

En fin de CE1 (2ème primaire), l’enfant connaît environ 3000 mots. En fin de primaire le vocabulaire des enfants est d’environ 6000 mots !

Pendant les années de collège / lycée, les adolescents vont apprendre 2500 nouveaux mots chaque année.

Un adulte comprend entre 25.000 et 40.000 mots.

 

Les avantages d’une grande richesse de vocabulaire

Les avantages et bénéfices d’un vocabulaire riche et varié sont nombreux :

 

Communiquer avec les autres

Plus un enfant connaît de mots de vocabulaire, plus il sera à l’aise pour communiquer, s’exprimer et comprendre les autres. Il sera plus à même d’appréhender le monde qui l’entoure.

Comme l’explique Alain Bentolila, le manque du vocabulaire entraîne des difficultés d’expression et de compréhension qui peuvent pousser les enfants, mais également les adultes, à recourir à des actes violents.

Two boys fighting outdoors. Friends wrestling in summer park. Siblings rivalry.

A l’école, un vocabulaire riche permet aux enfants de comprendre les informations orales et consignes données par leur enseignant(e).

 

Exprimer ses émotions

Pour un enfant, mettre des mots sur ses émotions lui permet de les exprimer et donc de mieux les gérer. C’est également le cas pour les adultes 🙂

Dans notre quotidien, apprenons à nos enfants à exprimer leurs émotions en leur demandant comment ils se sentent. Comment te sens tu aujourd’hui ? Pourquoi es-tu énervé ? Pourquoi es-tu content ?

Il n’est pas toujours simple pour les enfants d’exprimer leurs émotions. Pour les y aider, il existe des tableaux des émotions comme celui-ci, réalisé par Marc Chouinard :


Tableau des émotions

Il est également possible de prendre des photos de votre enfant exprimant différentes émotions et d’en faire un tableau à imprimer.

Comprendre ce qu’on lit

Cela semble évident, pour comprendre les textes lus, il faut en comprendre le vocabulaire. Les deux sont étroitement liés.

Un vocabulaire riche permet de comprendre les textes lus, les consignes, mais également les leçons et ainsi les retenir plus efficacement.


lecture

 

Mieux mémoriser

Une chose à laquelle on ne pense pas quand on parle du vocabulaire, c’est son impact sur la mémorisation. Eh oui, développer le vocabulaire améliore la mémorisation !

Pourquoi ? Tout simplement, car il clarifie les informations et permet de mieux les comprendre.

Si votre enfant a un bon niveau de vocabulaire, il retiendra plus facilement ses leçons. Ses connaissances du monde seront plus larges, il pourra faire des transferts d’apprentissages d’un domaine à un autre.

Développer le vocabulaire permet donc de mieux comprendre, de mieux apprendre et de mieux mémoriser.

Vous savez désormais à quel point le vocabulaire est important pour votre enfant. Pour son bien être psychologique, pour sa réussite scolaire, je dirais même pour la réussite de sa vie.

Alors, que faire pour améliorer le vocabulaire de votre enfant ? C’est ce que nous allons voir dans la seconde partie de cet article.

 

Parler avec votre enfant

Toutes les occasions sont bonnes pour parler avec votre enfant : lors des repas, en balade, lorsque vous cuisinez, bricolez, lorsque vous faites les courses, lors des trajets pour aller à l’école…

Le moment du coucher est particulièrement propice aux discussions.

Utilisez un langage d’adulte, parlez des événements du passé (te souviens-tu lorsque nous sommes allés à … ?), parlez avec lui de ce qui l’intéresse.

Lors de la préparation des repas, vous pouvez montrer et nommer les différents aliments, ingrédients, légumes et ustensiles de cuisine. Il pourra ensuite vous donner l’ustensile dont vous avez besoin par exemple.

Soyez réellement présent pour lui/elle, prenez plaisir à échanger avec elle/lui. N’oubliez pas le contact visuel qui est très important !

 

Lire des histoires

Je ne le dirai jamais assez, un des meilleurs moyens de développer le langage de votre enfant, et en particulier son vocabulaire, est de lui lire des histoires, si possible tous les jours 🙂

Il faut savoir que le langage oral que nous utilisons dans le quotidien contient un nombre de mots relativement limité. Ces mots, en lien avec les situations de la vie courante, sont très importants, mais ils ne suffisent pas.

Afin de développer un vocabulaire riche et varié, les livres sont des outils extraordinaires. Ils offrent d’infinies possibilités de situations, de personnages, d’animaux ! L’enfant est ainsi confronté à des nouveaux mots qu’il ne rencontrerait pas dans son environnement.

De plus, même s’ils n’en ont pas conscience, les parents utilisent un langage plus riche avec leur enfant pendant les moments partagés autour d’un livre.

Si vous en avez l’occasion, les bibliothèques permettent d’emprunter des livres pour un abonnement annuel raisonnable, voir gratuit dans certaines villes. Ainsi, votre enfant aura accès à des livres divers et variés.

Les livres audio sont également utiles, d’autant plus si vous manquez de temps pour lire des histoires à votre enfant.

 

Les imagiers

Les imagiers sont très utiles puisqu’ils regroupent de très nombreux mots illustrés, souvent classés par catégorie. Je les conseille souvent aux parents.

Dénommez simplement les dessins en les montrant à votre enfant. C’est simple et efficace.

 

Autres activités pour développer le vocabulaire

Les mots de la même famille

Expliquez à votre enfant que certains mots font partie de la même famille. Prenez en exemple un mot comme “nage”. Demandez-lui s’il connaît d’autres mots qui ressemblent à ce mot. Peut-être vous répondra-t-il “nager”, félicitez-le !

Demandez-lui s’il en connaît d’autres. N’hésitez pas à participer et à lui donner de nombreux mots de cette famille: nageur, nageoire… N’oubliez pas de vérifier si votre enfant en connaît la signification. Passez ensuite à un autre mot.

 

Les catégories

Apprendre des nouveaux mots est très important, mais insuffisant. En effet, afin de bien maîtriser le vocabulaire, les enfants doivent être capables de classer les mots dans des catégories.

Etre capable de catégoriser signifie que l’enfant perçoit et comprend le monde qui l’entoure. Cela lui permet d’attribuer aux objets certaines caractéristiques (les fruits ont des pépins, les outils servent à bricoler…), de faire des liens entre les différentes catégories. Cela permet de comprendre les notions de catégories et sous-catégories (animaux/chiens/labrador) très utiles en mathématiques également.

Afin d’entraîner votre enfant à catégoriser, vous pouvez utiliser des imagiers bien sûr, mais aussi lui faire classer des images. Vous pouvez y introduire un intrus… Les enfants peuvent être amenés à classer des images en fonction de leurs caractéristiques comme ci-dessous : les animaux qui ont des pinces, ceux qui ont des cornes…

Une activité utile et bon marché consiste à proposer à votre enfant de découper des images dans les catalogues des grandes surfaces (fruits, légumes, boissons, vêtements, jouets…). Ensuite, proposez à votre enfant de les classer en différentes catégories, nommez avec lui ces catégories, faites-lui trouver d’autres mots qu’ils pourraient ajouter à ces catégories…

Les enfants peuvent même construire ainsi leur propre imagier.

 

Les synonymes et antonymes

Avec votre enfant, les jeux de langage portant sur les synonymes (mots qui ont la même signification) et les antonymes (mots qui s’opposent) sont très intéressants.

Il existe de nombreux jeux sur les contraires et les synonymes dans le commerce ou dans les ludothèques. Vous pouvez également trouver des fiches sur Internet.

 

L’utilisation du dictionnaire

Même s’ils sont moins utilisés qu’auparavant, les dictionnaires restent des ouvrages très utiles pour développer le vocabulaire de nos enfants ou le nôtre d’ailleurs 🙂

Les dictionnaires pour les enfants sont très bien réalisés et proposent souvent de nombreuses informations et illustrations complémentaires.

L’enfant peut y trouver l’orthographe des mots, leur définition mais aussi leur étymologie dont nous allons parler.

 

L’étymologie et les familles de mots

Nous avons vu qu’il était important pour les enfants d’apprendre à classer les mots dans des catégories. Des catégories qui reposent sur les caractéristiques des objets qu’elles représentent. (les fruits, les légumes, les animaux…)

Il est également très intéressant de parler aux enfants de l’origine des mots et de leur racine. A partir d’une racine comme “lent”, proposez à votre enfant de trouver d’autres mots de la même famille : lente, lentement, ralentir, ralentissement… Ca l’aidera à développer son vocabulaire bien sûr, mais cette activité permet également d’améliorer son orthographe.

Un autre exemple avec le mot “pain”. On peut demander à l’enfant s’il sait pourquoi il s’écrit avec “ain”. On explique ensuite à l’enfant que le mot “pain” vient de “panis” en latin. C’est la raison pour laquelle fabriquer du pain peut se dire : panifier ou la panification…

 

La mise en contexte des mots dans le quotidien

Connaître un mot ne se résume pas à associer une représentation visuelle (image) et un mot articulé.

Connaître un mot comme “pain”, c’est en connaître de nombreux aspects : sa prononciation, son orthographe, son origine, son aspect visuel, ses différentes variétés, sa fabrication… et être capable de l’utiliser dans le quotidien.

Il est également nécessaire de proposer aux enfants plusieurs représentations d’un même mot, dans différentes situations : dans des livres, mais également dans la vie réelle lorsque c’est possible (arbres, animaux, fleurs…).

Connaître un mot nécessite l’acquisition de nombreuses informations sur ce mot. Ces informations se logent dans différentes régions du cerveau (forme orale, forme écrite, toucher, odeur…) et ces informations permettent à l’enfant de construire sa connaissance du monde qui l’entoure.

La répétition

Comme pour tous les apprentissages, la répétition est indispensable. Afin que votre enfant mémorise des nouveaux mots, il est nécessaire de les lui rappeler régulièrement. Demandez-lui s’il se souvient de tel ou tel mot.

 

Et les écrans ?

Malheureusement, pour les enfants de maternelle, les écrans sont inefficaces pour développer le langage ou le vocabulaire. J’en parle plus en détails dans cet article.

Pour qu’un jeune enfant apprenne un nouveau mot, il faut qu’un humain prononce le mot et porte son attention sur l’objet ou l’image. L’enfant a besoin de l’attention de l’adulte pour porter à son tour son attention sur l’objet et sa forme orale.

Votre enfant n’apprendra donc pas de nouveaux mots seul devant un dessin animé.

 

Les enfants en difficulté

En orthophonie, de nombreux enfants que nous recevons présentent un déficit de vocabulaire et ce, pour plusieurs raisons.

 

Le trouble phonologique

Je parle souvent de ce trouble d’écoute / d’analyse des sons de la langue, car il est responsable de nombreux retards de langage et de dyslexies.

Les enfants qui présentent un trouble phonologique peinent à distinguer les sons de notre langue et cela impacte directement leur mémoire auditive.

Ils auront donc plus de difficultés à mémoriser les nouveaux mots et davantage de répétitions seront nécessaires. Voilà pourquoi ces enfants présentent généralement un déficit de vocabulaire.

Il est bon de savoir que la stimulation du vocabulaire aide les enfants à développer leur conscience phonologique.

 

La dyslexie

Pour les enfants dyslexiques, c’est la triple peine. Ils présentent souvent un trouble phonologique, leur mémoire auditive est donc moins efficace, donc ils retiennent plus difficilement les nouveaux mots.

De plus, ils lisent plus difficilement que les autres enfants et nous savons que la lecture joue un rôle majeur dans le développement du vocabulaire.

Selon le chercheur américain Richard Allignton, un enfant bon lecteur de CE1 (2ème primaire) lit 1900 mots par semaine contre 16 pour un faible lecteur. Fin du CM1 (4ème primaire), l’écart se creuse encore avec 20.000 mots par semaine pour le bon lecteur contre 350 pour le faible lecteur.

Les meilleurs lecteurs lisent en deux jours ce que les faibles lecteurs lisent en un an !

Certains enfants dyslexiques se retrouvent donc dans une spirale de l’échec car :

leur niveau de lecture est faible -> ils lisent moins de mots -> ils apprennent moins de nouveaux mots de vocabulaire -> ils ont une moins bonne connaissance du monde -> ils ont plus de difficultés de compréhension.

 

Comment aider ces enfants en difficulté ?

Avec les enfants dyslexiques, le stimulation du vocabulaire est d’autant plus importante. Elle peut se faire grâce à la lecture de textes bien sûr, mais continuez à le faire à l’oral, par la lecture d’histoires, l’écoute de livres audio…

De plus, il est possible de mettre en place des moyens d’aide efficaces :

 

Les images mentales

Apprendre à votre enfant à créer des images mentales des situations. Bien souvent, les enfants qui présentent un trouble phonologique peuvent s’appuyer sur leur mémoire visuelle. Les images, les dessins et les images mentales sont de bons outils pour les aider à développer leur vocabulaire (et l’orthographe par la même occasion).

Proposer des textes différents

Proposer différents types de textes : des aventures, des fictions, des récits historiques et choisir avec eux des sujets qui les intéressent. Il est important d’encourager votre enfant à être curieux.

N’hésitez pas à lire les textes avec lui (un mot chacun, une phrase chacun). Lisez les textes plusieurs fois afin d’en améliorer la compréhension.

Faites-lui souligner les mots qu’il ne comprend pas. Recherchez-en le sens dans un dictionnaire ou expliquez-les lui. Montrez-lui des images de ces mots sur Internet.

Créez ensemble un lexique avec des définitions “maison”. Reprenez ce lexique de temps en temps afin de lui demander s’il se rappelle de la signification de tel ou tel mot.

Mettez l’accent sur le sens du texte et non sur ses difficultés de lecture.

 

Le rôle de l’école

Les enseignant(e)s le savent bien, le développement du vocabulaire est un des objectifs majeurs des années de maternelle.

Vous l’aurez compris, le niveau de vocabulaire des enfants dépend en grande partie de la stimulation langagière dont ils bénéficient. L’école est là pour renforcer leur vocabulaire et aider les enfants les moins stimulés dans leur environnement familial.

Je pense notamment aux enfants immigrés dont les parents maîtrisent mal le français. Pour ces enfants, une stimulation langagière intensive et spécifique me semble absolument indispensable.

 

Conclusion

Vous savez désormais combien le niveau de vocabulaire de votre enfant est déterminant pour son avenir !

Je suis conscient que bien d’autres aspects entrent en jeu dans la réussite future de vos enfants (bien être affectif et psychologique, épanouissement dans le sport, la musique…).

Le vocabulaire reste pour moi un des enjeux majeurs pour nos enfants.

Je vous invite donc à tout mettre en œuvre pour aider votre enfant dans ce domaine, lui donner ainsi plus de chances de réussir à l’école, dans sa vie professionnelle, mais plus important encore, à faire de lui un adulte équilibré et heureux.

Benjamin

Apili

 

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4 Commentaires

4 Commentaires

  1. Myriam

    Super article ! Pour les enfants dyslexiques et dysphasiques que conseillez-vous ? L’oral est aussi une grande difficulté pour eux et le suivi en orthophonie le parcours du combattant. Première orthophoniste en retraite deux ans plus tard et a préféré dire que mon enfant était paresseux et que c’est pour ça qu’il n’articulerait pas… deuxième orthophoniste 5 ans plus tard. Elle confirme la dysphasie que j’ai fini par découvrir à travers mes recherches, mais elle partira dans un autre pays deux ans plus tard. Impossible d’être suivie plus personne ne prend… j’aide mon enfant seule en école à la maison. Je suis preneuse de conseils !

    Réponse
    • Benjamin Stevens

      Merci pour votre commentaire. Comme je le dis dans l’article, avec les enfants dys, la stimulation du vocabulaire doit être encore plus intense, car leur trouble freine souvent la mémorisation des nouveaux mots. Ils lisent moins que les autres, il faut donc leur faire la lecture, leur proposer des livres audio, leur chanter des comptines… Concernant la prise en charge orthophonique, je sais qu’elle est difficile à mettre en place en France malheureusement. Bon courage à vous.

      Réponse
  2. Adeline Lavastre

    Merci beaucoup pour cet article riche, complet et très instructif! Je suis orthophoniste et porte en moi la même conviction, un enfant avec un vocabulaire riche aura une meilleure réussite scolaire, professionnelle, sociale et une vie facilitée… Voici ma question: comment aider les familles socialement défavorisées à être en contact avec les livres, les histoires, et donc le vocabulaire, dès le départ? J’ai organisé une conférence dans la médiathèque de ma ville, pour présenter un diaporama qui explique l’intérêt des histoires dès le plus jeune âge, et les gens présents étaient déjà des convaincus… Comment toucher les autres? Pour moi le meilleur cadeau qu’un parent puisse faire à son enfant en développement c’est lui lire une histoire par jour ( minimum!), dès 1 an, pour lui construire une langue riche (vocabulaire fourni, construction de phrases élaborées, connecteurs logiques, temps de conjugaison, inférences…la liste des richesse est longue!), bien plus riche que celle que nous utilisons à l’oral. Je n’utilise pas le passé simple quand je discute avec mes enfants, et pourtant ils l’ont employé spontanément quand il jouaient aux playmobils en se racontant des histoires!

    Réponse
    • Benjamin Stevens

      Merci pour votre commentaire et entièrement de votre avis. La grande difficulté est de transmettre ces informations aux familles les plus fragiles sur le plan socio-culturel. Elles devraient être accompagnées sur ce plan dès la naissance de leurs enfants.
      Nous les orthophonistes jouons ce rôle avec ces familles, mais cela ne suffit pas.
      Je pense que l’école est la mieux placée pour remplir ce rôle. Les enseignant(e)s de maternelle expliquent souvent aux parents combien les livres sont importants. C’est déjà une bonne chose, mais insuffisant bien sûr.
      Le gouvernement devrait créer des émissions de télévision dans lesquelles sont donnés de nombreux conseils aux parents 🙂
      Proposer des cours de parentalité aux lycéens ?
      On peut imaginer beaucoup de choses…

      Réponse

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